À l'affût
et affûté.
Photographe de mariage, ancien coach sportif, observateur de la vie sauvage.
Découvrir mon histoire ↓Featlove n'est pas qu'un nom d'entreprise. C'est l'exploit par amour — le vôtre, et le mien, à ma manière. Ce qui suit, c'est le chemin qui m'a conduit là, derrière l'objectif, à vos côtés le jour de votre mariage.
Le déclic
2006. Ma mère jette un vieux compact numérique. Je le récupère, je commence à m'amuser avec, à m'exprimer — et je ressens un plaisir immense. Comme si je libérais une partie de moi.
C'était une période de ma vie où il me manquait beaucoup de choses. La photo m'a donné un espace à moi.
Quatre ans plus tard, des amis m'offrent un Canon EOS 450D. J'y fais mes armes : portrait, famille, mode, artistique. À 24 ans, je décroche mon premier vrai job. Avec mon premier vrai salaire, je m'achète un Nikon D800.
La nature sauvage entre dans ma vie
Enfant, je voulais devenir ranger dans un parc animalier en Afrique. Protéger les animaux. La vie a tourné autrement.
En 2020, le travail du photographe Vincent Munier réveille ce souvenir enfoui. Je m'investis d'abord dans la connaissance : presque un an de lectures, de conférences, d'observation aux jumelles, avant même d'acheter le matériel. Je refuse de consommer la nature pour la déverser sur les réseaux. Je veux d'abord la comprendre.
Quand j'ai enfin posé l'œil dans le viseur, je savais ce que je cherchais. Et surtout : ce que je ne ferais pas.
Le brocard
Mars 2021. Forêt de Guînes, à quelques kilomètres de chez moi. Cinq heures d'attente. Le froid. Le silence. L'œil aux jumelles.
Et puis il arrive — un brocard, immobile dans une clairière, dans une lumière violette presque irréelle. Trente minutes. Trente vraies minutes où il accepte ma présence, où j'accepte la sienne. Personne n'a décidé de ce moment.
C'est ça que j'aime dans la photo de nature sauvage : tu ne maîtrises rien. Tu attends, tu observes, tu te tais. Et si tu as bien fait ton travail en amont, parfois, la vie te récompense. Pas toujours. C'est ce qui en fait le prix.
Eunice
Février 2022. La tempête Eunice frappe la Côte d'Opale, 174 km/h. La plupart des photographes rentrent. Moi, j'y vais.
Le vent transforme le paysage, soulève le sable et la mer dans un même mouvement, déforme tout. Je rentre avec une série de photos oniriques que je n'aurais jamais pu faire dans le calme.
C'est ce jour-là que j'ai compris quelque chose pour le mariage aussi : les meilleurs moments arrivent quand le contrôle te lâche un peu. La météo, l'imprévu, l'émotion qui sort sans prévenir. Tout ce qui dérape légèrement — c'est précisément là qu'il faut être à l'affût.
Le premier mariage
Mon premier mariage, je l'ai fait pour un couple d'amis. Je connaissais tout le monde, j'avais l'appareil, j'ai déclenché.
Et là, quelque chose s'est passé que je n'avais jamais ressenti à ce point. Ces deux-là s'aimaient, et ils se le montraient sans rien forcer. Le geste, le regard, la main qui cherche la main. Je crois que je me nourris autant de ces amours que j'en nourris la mémoire.
C'est probablement pour ça que je suis devenu photographe de mariage — pour rester là, à hauteur d'œil, du côté de ce qui se passe.
Reporter, pas metteur en scène
J'ai mes règles, et elles tiennent.
- Six mariages par an, pas un de plus.
- Pas de retouches qui changent les visages. Pas d'esthétique Instagram.
- Pas de posing surfait, pas de groupes alignés contre un mur.
Je suis un reporter, pas un metteur en scène. Je capture la vie : une larme, un fou rire, le stress avant la cérémonie, un doigt dans le nez, une fesse qui gratte. Ce qui s'est passé, pas ce qu'on aurait voulu qu'il se passe.
Et c'est ça que vous retrouvez vingt ans plus tard en rouvrant l'album : pas une image léchée, un morceau de vie.
Plus qu'un photographe
Sur un mariage, je ne tiens pas que l'appareil. J'anime sans déborder. Je rassure quand le stress monte. Je remets un lacet, je tends un verre d'eau, je glisse un conseil sur le rythme quand ça part en vrille — toujours discrètement, toujours avec bienveillance.
J'ai été coach sportif. Je suis aujourd'hui responsable communication. J'ai été pompier volontaire un temps. Ces casquettes-là, je ne les laisse pas au vestiaire le jour de votre mariage.
C'est l'ensemble qui fait que je suis là pour vous — pas seulement pour faire des photos.
Aujourd'hui
Côte d'Opale. Le matin, étirement, footing sur la plage ou dans la vieille ville de Boulogne, puis travail. Six mariages par an, et la nature sauvage le reste du temps.
C'est cette double vie qui me garde affûté — l'œil entraîné sur le vivant qui ne pose pas, et l'oreille entraînée à entendre ce qui ne se dit pas.
Si ce que vous venez de lire vous parle, j'aimerais qu'on se rencontre. On n'engage à rien en se parlant trente minutes en visio. C'est même comme ça que ça commence, en général.